Nos investissements en technologie de l’eau ont un grand impact au niveau mondial

La sécheresse persistante que nous vivons actuellement en Belgique nous incite à surveiller notre consommation d’eau. Mais, de manière générale, nous ne nous en préoccupons guère. Il est vrai que, la plupart du temps, nous disposons d’eau douce en suffisance grâce aux rivières et aux chutes de pluie tout au long de l’année. L’amélioration constante du traitement des eaux usées nous permet aussi de les réutiliser. Ailleurs dans le monde, la situation peut se présenter très différemment: dans certaines régions, accéder quotidiennement à une eau potable suffisante a tout du parcours du combattant.

 

Les défis

En matière d’approvisionnement en eau, les défis sont à la fois nombreux et importants:

 

  • Sur la planète Terre, il n’y a que 2,5 % d’eau douce pour 97,5 % d’eau salée. Transformer l’eau douce en eau potable ou en eau convenant à une utilisation industrielle exige moins d’énergie que traiter les eaux usées et beaucoup moins d’énergie que transformer de l’eau de mer en eau douce. Il est donc insensé de rejeter les eaux usées dans la mer ou d’évacuer l’eau de pluie par les égouts. L’eau de pluie devrait toujours être séparée des eaux usées. Et dans ce domaine, il y a encore du pain sur la planche en Belgique. Dans de nombreux endroits dans le monde, il s’agit de combiner intelligemment toutes les sources d’eau.
  • Dans les villes, la demande en eau est très élevée. De surcroît, une ville-État comme Singapour manque de superficie pour capter l’eau de pluie, alors que ses millions d’habitants consomment de l’eau au quotidien.
  • Autre exemple: les archipels en Océanie rencontrent, de par leur superficie limitée, des problèmes pour capter l’eau de pluie. Ils utilisent donc des installations de dessalement, mais leur processus est onéreux. Il n’est donc pas toujours faisable de recourir à cette méthode à grande échelle. Il s’agit dès lors d’innover pour rendre le processus plus rentable.
  • L’eau n’est pas toujours bien conservée et transportée. De ce fait, le sel ou, par exemple, le colibacille peut la contaminer.
  • Les infrastructures sanitaires sont très importantes à cet égard, mais laissent souvent à désirer.

 

Voici les principaux points méritant une attention particulière pour assurer un bon approvisionnement en eau:

  • la qualité de l’eau du robinet;
  • la présence d’une méthode appropriée pour le traitement des eaux;
  • la présence de toilettes;
  • une bonne séparation de l’eau des égouts et de la nappe souterraine.

 

L’économie circulaire de l’eau

Chaque goutte d’eau doit être utilisée à bon escient. Considérer la consommation d’eau comme un processus linéaire n’est pas une approche durable pour l’économie et l’environnement. Il est préférable de contrôler l’eau dans un circuit fermé et d’en faire un processus circulaire. Ce faisant, l’eau sera toujours réutilisée et conservera toute sa valeur.

Des initiatives rentables fleurissent déjà ici et là. Elles consistent à réutiliser la matière organique présente dans les eaux usées comme engrais en agriculture ou comme carburant pour toutes sortes d’applications. Les actions menées en ce sens par la fondation de bienfaisance de Bill Gates méritent d’être saluées. La fondation soutient depuis de nombreuses années les recherches innovantes pour une consommation d’eau sûre.

Cette vision circulaire est encore loin d’être diffusée partout dans le monde, mais est déjà appliquée, par exemple, à Singapour. Cette ville est sans conteste au sommet de la liste des « smart cities ». Le circuit de l’eau y a été entièrement analysé. Des pompes et des canalisations ont été équipées de puces qui mesurent la pression, le volume et la pureté de l’eau et exécutent les adaptations nécessaires. L’alimentation en eau est limitée à Singapour. Les principales réalisations ont donc consisté à accroître l’efficience des processus utilisant l’eau, à lutter contre son gaspillage et à en réduire la consommation. On a investi massivement dans le « vertical farming », qui consiste à cultiver verticalement, avec beaucoup moins de terre, d’eau et d’énergie. L’entreprise Xylem détecte les fuites, effectue des simulations et surveille l’usure de l’infrastructure. Des prix élevés pour l’eau et des campagnes de sensibilisation incitent les consommateurs finaux à en utiliser moins.

 

Entreprises cotées, actives dans l’économie de l’eau

Infrastructures sanitaires

Ces entreprises fournissent des infrastructures et des solutions pour les toilettes, les égouts et le traitement des eaux:

 

Transport de l’eau et détection des fuites

L’eau purifiée qui est amenée jusqu’au consommateur final est trop souvent gaspillée en raison de fuites. En mesurant les différences de pression, on peut déterminer exactement l’endroit de la fuite. Ces entreprises fournissent les infrastructures pour le transport de l’eau, comme les canalisations, les pompes et l’appareillage de haute technologie servant à détecter les fuites:

Le saviez-vous?*

  • Xylem dispose des connaissances les plus étendues dans le domaine du « smart water analytics ».
  • Andritz a réussi à traiter plus rapidement les eaux usées dans des processus de décantation en gérant mieux le flux de l’eau. La capacité a été augmentée ainsi de 20 %.

 

Épuration de l’eau, y compris le dessalement

Ces entreprises fournissent l’appareillage servant à l’épuration des aux et à l’ajout d’additifs dans l’eau ou exploitent elles-mêmes des installations d’épuration:

Le saviez-vous?*

  • L’entreprise coréenne Doosan a placé le plus grand site de dessalement du monde en Arabie saoudite. Chaque jour, cette usine purifie plus d’un milliard de litres d’eau. Une centrale électrique est également reliée à des générateurs de Siemens.
  • Kubota a fait œuvre de pionnier dans les technologies des membranes biologiques et la conception d’un « bioréacteur » destiné à purifier l’eau. L’avantage: indépendamment de la qualité et de la quantité d’eaux usées acheminées, on assure une alimentation constante en eau purifiée à un coût énergétique plus faible.
  • Kurita a conçu entre autres une nouvelle méthode de traitement des déchets, à coût énergétique plus faible, à l’aide de bactéries. Ces dernières produisent de l’énergie biogaz tout en générant très peu de déchets.

 

Distribution de l’eau

Ces entreprises approvisionnent en eau purifiée les entreprises ou les particuliers:

 

Le thème de l’eau dans les fonds Argenta

L’eau est souvent appelée le « nouvel or bleu ». Chez Argenta, nous sommes donc convaincus qu’il vaut la peine d’investir dans le thème de l’eau. Nous estimons par ailleurs qu’il nous incombe, en notre qualité de bancassureur, de donner l’exemple dans plusieurs évolutions fondamentales de la société en général. Nous vous proposons dès lors différentes possibilités d’investir dans l’eau.

Pour de plus amples informations à ce sujet, veuillez contacter votre agent.

 

 

*Ces informations sont reprises des sites Web respectifs des entreprises citées.