Contexte macroéconomique du deuxième trimestre 2018

Le deuxième trimestre de 2018 a très bien commencé en raison de chiffres économiques favorables. Mais les tensions politiques ont repris de plus belle. Ainsi, malgré des signaux d’apaisement, Donald Trump a décidé en définitive de pratiquer la surenchère en ne craignant pas de déclencher une véritable guerre commerciale. Cette menace sur le commerce mondial a pesé sur les Bourses qui ont perdu une grande partie de leurs gains engrangés depuis le mois de janvier. Nous avons adopté une position plus prudente parce qu’une escalade des tensions pourrait assombrir les perspectives économico-financières. Le poids des actions reste tout de même considérable parce que la solidité des chiffres économiques fondamentaux nous inspire de l’optimisme à long terme.

L’économie américaine continue à croître, mais pas trop vite. Une croissance trop forte pourrait en effet faire déraper l’inflation. Et, à son tour, freiner l’économie. La banque centrale américaine peut donc continuer à relever tranquillement son taux directeur dans la mesure où l’inflation n’émet aucun signe de surchauffe.  Les taux d’intérêt à long terme s’inscrivent dès lors dans une tendance prévisible. Cette bonne prévisibilité soutient les marchés d’actions.

En Europe, le momentum économique faiblit. Mais il n’y a aucune raison de se montrer pessimiste. Les indicateurs pointent toujours en direction d’une expansion économique. La Banque centrale européenne a annoncé qu’elle poursuivrait plus longtemps sa politique de stimulation.

Du côté des obligations européennes, l’Italie mérite cependant une attention particulière.  Au cours de cette période, les taux d’intérêt italiens ont fortement progressé par crainte de l’instabilité politique. Les cours des obligations italiennes en ont souffert, mais nous en avons limité l’incidence sur notre portefeuille total grâce à une large diversification avec d’autres pays européens.

La bourse chinoise a subi les plus lourdes pertes après avoir enregistré la plus forte progression auparavant. La Chine est partisane de la stabilité de la situation politico-économique et annonce vouloir soutenir le commerce international en augmentant ses importations et en ouvrant ses frontières aux entreprises occidentales. Ce pays n’entend pas toutefois baisser pavillon face à l’administration Trump et prend des contre-mesures. La consommation chinoise reste un accent important au sein de notre portefeuille.

En raison des tensions croissantes entre les grands partenaires commerciaux, nous avons légèrement diminué le pourcentage global des actions. En cas de nouvelle escalade, les marchés pourraient encore s’affaiblir. Notre position en actions conserve cependant une pondération significative tout simplement parce que les chiffres économiques fondamentaux sont bons.  Compte tenu de leur valorisation plus favorable et de la politique de la Banque centrale européenne, nous maintenons dans nos fonds profilés une surpondération en actions européennes.

Ainsi, nous avons maintenu nos pondérations les plus fortes dans les secteurs suivants: technologie, soins de santé, biens de consommation cycliques et industrie. Et ceci dans la foulée de nos investissements ciblés dans des thèmes tels que le lifestyle, le vieillissement, etc.

Pour la partie obligataire, nous choisissons principalement les obligations liées à l’inflation des pays du sud de l’Europe. Nous pourrons ainsi profiter d’une éventuelle remontée des attentes inflationnistes. Cela nous protège contre une brusque remontée des taux qui va toujours de pair avec une hausse de l’inflation.