Contexte macro economique Q1 2018

Le premier trimestre de 2018 a affiché une performance négative sur la plupart des marchés d’action dans le monde. C’est la première fois depuis plusieurs années qu’une tendance négative se poursuit ainsi sur une période aussi longue. Les meilleures performances sont à mettre au crédit des marchés émergents. Mais certains d’entre eux n’en ont pas moins enregistré eux aussi un rendement légèrement négatif au terme de ce premier trimestre.

Alors que l’année avait commencé dans la continuité de 2017, sur de bons résultats, nous avons eu droit en février et mars à un renversement de situation. Février s’est caractérisé par le retour de l’incertitude, que l’on n’avait pas vue depuis longtemps, après que les bourses ont connu une correction considérable. Ce plongeon trouve son origine dans la crainte des investisseurs de voir la banque centrale américaine resserrer sensiblement sa politique monétaire. Après cette réaction initiale, excessive, les marchés ont connu un beau redressement. Mais la correction boursière a repris de plus belle en mars, cette fois alimentée par les gesticulations du président américain Donald Trump: ses tweets intempestifs ont fait craindre le déclenchement d’une guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine.

Il n’en reste pas moins que le cycle économique mondial s’inscrit toujours dans une phase haussière, comme en témoigne la forte augmentation des résultats des entreprises de par le monde.

Tensions politiques

Les tensions politiques en Europe, qui avaient dominé l’actualité au cours des années précédentes, ont été reléguées au second plan ce dernier trimestre. Nous nous réjouissons de ces développements positifs, qui permettent au monde politique européen d’œuvrer à des solutions structurelles. Au cours du trimestre écoulé, les unes des journaux et l’évolution boursière ont été marquées par les remous politiques provoqués le comportement imprévisible des États-Unis. La chute des marchés en mars est une conséquence directe du risque d’escalade d’une guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine. Aujourd’hui, les retombées sur l’économie réelle sont encore très limitées. L’économie reste forte, de même que les résultats des entreprises. Mais il est clair que ces tensions politico-commerciales sont un risque à suivre de près.

Politique monétaire

Dans la zone euro, la politique monétaire n’a guère changé d’orientation. La Banque centrale européenne s’en tient à sa décision de réduire son soutien cette année encore mais n’en continue pas moins, en attendant, de fournir au marché des liquidités en suffisance et de maintenir son taux d’intérêt à court terme en territoire négatif. Les entreprises et pouvoirs publics peuvent donc continuer à se financer à moindre coût.

La banque centrale américaine (Fed) est déjà à un stade plus avancé du cycle économique et a donc relevé à nouveau son taux directeur. Ces relèvements successifs n’ont surpris personne. En revanche, les marchés se demandent combien de fois la Fed resserrera encore sa politique monétaire en 2018 et 2019. Elle aspire à trouver le bon équilibre: prévenir tout dérapage inflationniste, sans freiner le redressement économique.

Marchés émergents

Les marchés émergents ont bien entendu souffert eux aussi des tensions politiques puisque le premier d’entre eux n’est autre que la Chine, dont les relations commerciales sont mises sous pression par Trump. En dépit de ce climat défavorable, les autorités chinoises ont réussi à maintenir le tempo élevé de leur croissance économique, tout en écartant le risque d’une surchauffe conjoncturelle. Résultat: les bénéfices attendus des entreprises des marchés émergents ont continué à progresser au cours de ce trimestre, surtout en Extrême-Orient.

Conclusion

Malgré des chiffres économiques favorables et des banques centrales qui font ce qu’on attend d’elles, les marchés d’actions ont enregistré un peu partout des performances négatives au cours de ce trimestre, en raison des tensions politiques dans le monde. Ce climat défavorable devrait persister au cours des prochains mois. Mais il ne faut surtout pas perdre de vue le tableau économique positif et les beaux résultats des entreprises.

Il importe en effet d’envisager toujours les performances des fonds d’assurances sur une longue période. Enfin, gardez à l’esprit que les performances du passé n’offrent aucune garantie pour l’avenir.