Commentaires des résultats du dernier Baromètre des investissements d’Argenta : 1er trimestre 2018

Cet article commente les principaux enseignements à tirer du dernier Baromètre des investissements* d’Argenta, relatif au premier trimestre de 2018. Au total, nous avons interrogé un millier de Belges sur leurs projets financiers.

Une nouvelle année, un démarrage prudent!

Au début de l’année 2018, la proportion d’investisseurs s’élevait à 41 %. Un niveau inférieur de 3 % à celui de la moyenne des 2 années précédentes. Les produits d’assurance-investissement de la branche 23 (18 %), les fonds d’investissement (16 %) et les actions belges (16 %) restent les placements les plus populaires.

« Le premier trimestre de 2018 a affiché une performance négative sur la plupart des marchés d’action dans le monde. C’est la première fois depuis plusieurs années qu’une tendance négative se poursuit ainsi sur une période aussi longue », souligne Sebastiaan Grenné, expert en stratégie d’investissement chez Argenta. « Alors que l’année avait commencé dans la continuité de 2017, sur de bons résultats, nous avons eu droit en février et mars à un renversement de situation. Février s’est caractérisé par le retour de l’incertitude, que l’on n’avait pas vue depuis longtemps, après que les bourses aient connu une correction considérable. Le plongeon des marchés d’actions trouve son origine dans la crainte des investisseurs de voir la banque centrale américaine resserrer sensiblement sa politique monétaire. Après cette réaction initiale, excessive, les marchés ont connu un beau redressement. Mais la correction boursière a repris de plus belle en mars, cette fois alimentée par les gesticulations du président américain Donald Trump: ses tweets intempestifs ont fait craindre le déclenchement d’une guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine. »

26 % des Belges prévoient d’investir dans les 3 prochains mois

Cette proportion est légèrement inférieure au niveau atteint en 2017 (29 %). Trois grands facteurs découragent le Belge d’investir: le manque de capital, la complexité des placements et leurs risques, ou une combinaison des trois. Ces trois éléments continuent à retenir le Belge d’allouer son épargne à une plus grande diversité de placements. Les plans d’épargne n’en continuent pas moins de croître.

 

 

Ainsi, par rapport au trimestre précédent, les Belges sont 4 % plus nombreux à prévoir d’épargner davantage au cours des prochains mois. Les Belges étoffent leur bas de laine pour faire face aux coups durs (48 %) et/ou financer un gros achat (48 %).  « Le montant de réserve souhaitable sur son carnet d’épargne pour régler des dépenses urgentes et imprévues est personnel. Nous l’appelons le montant de confort », précise Stefan Put, senior coach en connaissances chez Argenta. « Nous recommandons à nos clients d’investir l’argent disponible qu’il leur reste après avoir déterminé ce montant de confort. Mais l’agent Argenta est là bien entendu pour aider le client à fixer la hauteur de cette somme à investir.  Pour ce faire, il déterminera avec le client son profil de risque. Le conseil donné par l’agent sera basé sur ce profil de risque. Un client souhaitera ainsi prendre le moins de risque possible ou n’investir que de petits montants. Un autre plus expérimenté voudra obtenir davantage de rendement tout en sachant qu’il devra supporter plus de risques à cette fin. L’essentiel est de déterminer les solutions alternatives qui permettent d’éviter de voir son épargne perdre de sa valeur en raison de l’érosion monétaire. Le Belge s’engage déjà résolument dans cette voie pour ses vieux jours, à travers l’épargne-pension, l’assurance de groupe et des produits de ce genre. Mais que vous soyez proche de votre pension ou non, nous recommandons à tout le monde de parler de ces solutions alternatives. Et cela vaut également pour les Belges déjà à la retraite. Leurs attentes sont certes différentes. Mais, là aussi, nous avons des solutions adaptées. »

Le développement durable est de plus en plus… la norme

De trimestre en trimestre, il ne se trouve que 16 % ou moins des Belges pour déclarer que le caractère durable de la banque ou de ses produits leur importe peu. Cela signifie donc que la très grande majorité de la population y prête attention « Nous nous réjouissons de cette évolution parce que nous voulons nous aussi, chez Argenta, assumer pleinement nos responsabilités et le développement durable joue un rôle important à cet égard », souligne Vincent Varache, Manager Centre de connaissances Investissements. « Ainsi, nous appliquons à nos fonds Argenta un filtre général en matière de durabilité. Ce faisant, nous excluons les entreprises dont le business model repose sur des activités non éthiques comme le commerce des armes, les jeux de hasard, etc. La liste des exclusions d’Argenta est plus sévère que celle imposée par la loi. Par ailleurs, nous proposons quatre fonds qui s’engagent encore plus loin dans cette voie. À travers ces fonds, nous investissons dans des entreprises ou pays spécifiques qui apportent directement ou indirectement une contribution appréciable aux énergies renouvelables, aux solutions à la pénurie d’eau ou à la réduction des émissions de CO2 ou encore qui fondent leur fonctionnement sur leur ‘responsabilité sociale et environnementale’. En opérant de la sorte, nous œuvrons avec nos clients à l’avènement d’un monde meilleur. »

 

*Enquête réalisée par TNS, une société d’études de marché de renommée internationale, sur la base d’un sondage en ligne continu, effectué chaque trimestre auprès de 1.000 Belges âgés de plus de 25 ans. Ces enquêtes sont menées depuis le mois de mai 2014. Les réponses au présent sondage trimestriel ont été enregistrées entre le 1er janvier et le 31 mars 2018.