Contexte macro economique Q4 2017

La plupart des indices boursiers ont poursuivi leur envolée au cours du quatrième trimestre. Les meilleures performances sont à mettre au crédit des Bourses américaines ainsi que des marchés émergents tels que l’Inde et la Chine. Aux États-Unis, la poursuite de la hausse s’explique principalement par l’accord politique intervenu sur les réductions d’impôts. Mais les obligations européennes ont également bien progressé parce qu’aucune hausse du loyer de l’argent n’est attendue dans l’immédiat et que les investisseurs ont confiance dans la politique monétaire menée actuellement.

Au cours des derniers mois, la croissance économique a répondu aux attentes. Aux États-Unis, la nouvelle hausse du taux directeur a été conforme aux attentes. Les taux d’intérêt sont restés bas en Europe et les banques centrales ont maintenu leurs mesures de stabilisation. Sur les marchés, ce sont surtout les actions qui en ont profité. Nous sommes donc engagés, au niveau mondial, dans un cycle économique haussier.

Les tensions politiques en Europe

Les résultats des élections en Catalogne sont mitigés: il faut donc s’engager sur la voie du compromis. Le scénario favorable serait d’exclure les extrêmes. Par ailleurs, l’Europe a donné un avertissement à la Pologne parce qu’elle a voté des lois contraires aux valeurs fondamentales de l’Union européenne. Nous ne prévoyons pas que la situation s’envenime dans la mesure où les deux parties ont trop à perdre. Autre signal positif pour la stabilité de l’Union: la convergence des taux d’intérêt sur les différentes obligations d’État européennes. L’Union européenne ne peut qu’en sortir renforcée.

Politique monétaire

En dépit d’un climat politique parfois difficile, la confiance se redresse sur le Vieux Continent. Les entreprises affichent à nouveau une hausse, digne de ce nom, de leurs bénéfices. Et la politique de la BCE a réussi à stabiliser l’Europe sur le plan financier. On se rapproche tout doucement du moment où la BCE va réduire ses mesures de soutien monétaire. C’est exactement ce que la BCE a décidé: elle va diminuer son plan de rachat d’actifs.  Pour l’heure, les entreprises et les pouvoirs publics peuvent toujours s’appuyer sur une grande quantité de liquidités en circulation. Les taux d’intérêt à long terme sont restés bas au quatrième trimestre.

L’économie américaine est à un stade plus avancé du cycle conjoncturel que celle de la zone euro. La banque centrale américaine (Fed) a donc décidé de remonter à nouveau son taux directeur. Ce resserrement monétaire n’a surpris personne. Et la plupart des analystes restent très confiants quant à la manière dont la Fed mène sa politique.

Marchés émergents

En Chine, la croissance n’est plus aussi spectaculaire que par le passé. Les indicateurs pointent un ralentissement de l’industrie et une montée en puissance du secteur des services. La Bourse chinoise n’en a pas moins enregistré une hausse de plus de 8 % au quatrième trimestre.

De manière générale, les marchés émergents tirent toujours leur force des matières premières qu’ils fournissent à l’économie mondiale. Nous déduisons de la progression du cours du cuivre que l’activité économique tourne à plein régime, ce qui est de bon augure pour l’évolution des Bourses de ces pays.

Conclusion

Pour résumer, les mauvaises surprises ont été rares. Les chiffres économiques sont restés favorables et les banques centrales n’ont pas dévié de leur politique. La confiance s’est donc maintenue sur les marchés, avec peu de mouvements à la clé.

Il importe d’envisager toujours les performances des fonds d’assurances sur une longue période. Enfin, gardez à l’esprit que les performances du passé n’offrent aucune garantie pour l’avenir.