Contexte macro economique Q3 2017

La plupart des indices boursiers ont enregistré une progression au cours du troisième trimestre. L’année boursière 2017 s’annonce d’ores et déjà comme un bon cru. Seules les obligations d’État connaissent plus de difficultés. La faiblesse des taux d’intérêt pèse sur les rendements de cette classe d’actifs.

 

Au cours des derniers mois, la croissance économique a répondu aux attentes. Les taux d’intérêt sont restés bas et les banques centrales ont continué à soutenir l’économie par diverses mesures. Sur les marchés, ce sont surtout les actions qui en ont profité. Du côté des obligations, ce sont les titres les plus risqués qui ont affiché les meilleures performances. Nous sommes donc engagés, au niveau mondial, dans un cycle économique haussier.

 

Les tensions politiques restent de courte durée.

Malgré un bras de fer de plus en plus tendu entre la Corée du Nord et à peu près tous les pays ayant des intérêts économiques en Asie du Sud-Est, les Bourses ont réussi à garder la tête froide. Les fluctuations des cours ainsi que l’affaiblissement du dollar américain, qui a été le plus prononcé à la fin du mois d’août, sont dus en partie à ce conflit.

 

Comme on en a encore eu l’illustration avec la crise catalane en octobre, d’autres éléments sont plus déterminants pour l’évolution boursière. Ainsi, il ne faudrait pas sous-estimer l’influence de la politique monétaire.

 

Politique monétaire stable

En Europe, on craignait la réduction accélérée des mesures de soutien. Des craintes qui se sont révélées injustifiées. Les entreprises conservent assez de munitions financières pour développer leurs activités sans entraves. Aux États-Unis, le relèvement du taux directeur a été reporté ce qui, là aussi, a alimenté de plus belle le dynamisme de l’économie.

 

La faiblesse de l’inflation indiquait en effet que, si la politique de soutien donnait de bons résultats, il ne fallait pour autant l’arrêter trop vite.  La hausse des prix a été limitée en raison du faible niveau des prix alimentaires et des cours de l’énergie ainsi que de la modération salariale.

 

Tout risque de surchauffe de l’économie semble donc écarté, ce qui se traduit par la stabilité des taux d’intérêt à long terme. Conséquence: le potentiel de rendement de la plupart des obligations sans risque est limité.

 

Marchés émergents

Dans de bonnes conditions macroéconomiques, les marchés émergents excellent généralement. Les cours du cuivre ont traduit ainsi un dynamisme économique accru dans les pays émergents, avec à la clé une hausse de leurs marchés boursiers. En particulier, la Bourse chinoise qui a progressé de plus de 10 % au troisième trimestre.

 

Conclusion

Les paramètres économiques indiquent que nous sommes dans la phase haussière du cycle.  Les banques centrales ont, semble-t-il, bien dosé leurs interventions. Les hypothèses fondant leurs mesures, comme la faiblesse de l’inflation, sont confirmées par la réalité. Cette prévisibilité a conduit aux haussières boursières.

 

Il importe d’envisager toujours les performances des fonds d’assurances sur une longue période. Enfin, gardez à l’esprit que les performances du passé n’offrent aucune garantie pour l’avenir.