Contexte macro economique Q1 2017

Le premier trimestre de 2017 affiche un excellent bilan pour les marchés d’actions. Tant les Bourses européennes et américaines que les autres marchés d’actions ont progressé d’au moins 4 %. En revanche, les marchés obligataires européens ont connu une période plus difficile.

 

Confirmation de la croissance économique

Les États-Unis ont confirmé qu’ils étaient engagés dans la voie d’une belle croissance économique, de plus de 2 %.  Cette confirmation a alimenté la progression des cours des actions. La dynamique positive de la fin de l’année 2016 s’est donc poursuivie. Ce momentum favorable s’est accompagné d’ailleurs d’une forte hausse de la confiance des consommateurs, une tendance que nous avons observée également en Europe.

 

 

L’Europe est confrontée à beaucoup de turbulences sur le plan politique. La fièvre électorale, entre autres en France et en Allemagne, suscite de l’incertitude. Ces turbulences politiques n’ont pas encore eu de grande influence sur le plan économique. La Banque centrale européenne veille au grain. La BCE offre un soutien suffisant à la croissance économique, toujours faible, en créant un contexte favorable à l’octroi de crédits.

 

Malgré la faiblesse de la croissance, les entreprises ont réussi à améliorer leurs résultats. Cette progression s’est traduite par des cours boursiers en hausse.

 

Des marchés émergents tels que les pays d’Amérique latine et la Russie se sont redressés sensiblement dans le sillage du rebond des prix des matières premières. Les revenus de ces ressources sont indispensables pour assurer la stabilité de leur économie.

 

Ainsi, les bonnes nouvelles se sont multipliées. Sauf sur le plan obligataire. La croissance économique et l’inflation ont fait grimper les taux d’intérêt. Et réduit mécaniquement les cours des obligations. Même en tenant compte des coupons, ce recul se traduit jusqu’à présent par un rendement négatif sur différentes obligations européennes.

 

En raison des bons rendements des actions et des faibles rendements des obligations, la rentabilité des fonds d’assurances qui y sont liés affiche des différences. Des fonds plus défensifs, ayant une grande part d’obligations, ont enregistré des performances nettement inférieures aux fonds dynamiques, principalement investis en actions. Les fonds dynamiques ont pu bénéficier des solides performances des marchés d’actions.

 

Il importe d’envisager toujours les performances des fonds d’assurances sur une longue période. Tenez compte également du fait que les performances du passé n’offrent aucune garantie pour l’avenir.

À quoi devons-nous nous attendre?

À court terme, le fil d’actualités positives ne devrait pas se tarir, notamment sur la hausse des bénéfices des entreprises, sur des investissements concrets et sur les dépenses des consommateurs. Un tel flux est nécessaire à court terme pour continuer à alimenter la progression des Bourses. À défaut, des indicateurs économiques ou des résultats électoraux décevants pourraient susciter quelque inquiétude. Mais, à long terme, ces reculs passagers pourraient apparaître comme des moments d’achats opportuns.

La vision d’Argenta

L’inflation est fortement liée aux prix de l’énergie. Si le cours du pétrole reste faible, l’inflation le restera également. Il s’agit d’une évolution favorable pour les produits défensifs dans la mesure où ces fonds investissent davantage en obligations dont la valeur recule dans un environnement inflationniste.

 

Mais, pour l’heure, ce sont surtout les actions qui affichent de belles performances. Dans les fonds profilés, nous avons donc acheté davantage d’actions. Nous nous concentrons sur les actions européennes. Les tensions géopolitiques en Asie peuvent en tout cas avoir une incidence sur les Bourses mais nous estimons qu’une dégradation économique n’est pas à l’ordre du jour.