Conclusions du plus récent baromètre de l’investissement d’Argenta Q1 2017

Nous abordons, dans cet article, les principaux enseignements tirés des plus récents chiffres du baromètre de l’investissement* d’Argenta. À cet égard, nous avons sondé, entre septembre et décembre 2016, plus de 1.000 Belges sur leurs projets financiers.

 

Investir : il est temps d’agir, pense le Belge

 

 

Après deux trimestres de projets d’investissement en recul, le Belge retrouve l’envie d’investir. En 2016, 44 % des Belges investissaient, contre 42 % en 2015. Nous notons donc une légère croissance du nombre de Belges qui investissent effectivement. L’origine (probablement la principale) de ce phénomène tient sans doute aux faibles taux offerts par les livrets d’épargne. Les fonds et les assurances-placement semblent rester les formules d’investissement les plus prisées.

 

Depuis le premier sondage, début 2014, les raisons de ne pas investir restent les mêmes. Les gens pensent ne pas disposer de connaissances suffisantes, d’un capital à placer ou ont peur des risques.

 

En cette période de faibles taux, le risque associé à l’investissement reste le frein par excellence pour de nombreuses personnes. Matthieu De Coster, product manager Investissements chez Argenta, clarifie la situation. « L’année 2016 a été marquée par de nombreux événements politiques qui ont fait la une des médias. Les fluctuations boursières qu’ils ont engendrées peuvent avoir influencé les clients et accru leur incertitude. »

 

Panique, anxiété et témérité : une mauvaise base pour prendre de bonnes décisions

 

Après une période prolongée de turbulences sur les Bourses, nous avons trouvé intéressant de savoir comment les gens réagissent aux fluctuations boursières. Nous leur avons soumis cette hypothèse :

 

 

Un peu plus d’un tiers des Belges ne vendraient pas leur produit d’investissement et respecteraient l’horizon de 5 ans. Ils seraient 26 % à vouloir voir une amélioration rapide, faute de quoi ils envisageraient de vendre plus tôt que prévu. 10 % des Belges vendraient immédiatement. Les 31 % restants ne sauraient pas ce qu’ils doivent ou peuvent faire.

 

Matthieu De Coster décrypte ces chiffres. « Il s’agit d’une situation certes regrettable, mais assez fréquente. Dans la plupart des cas, il est intéressant de respecter l’horizon du produit d’investissement. Il protège, en effet, le client contre les fluctuations. En vendant trop vite, tout scénario positif potentiel est étouffé dans l’œuf. Le client perd, dès lors, toute possibilité de reprise et de rendement potentiellement positif. »

 

Votre épargne vaut moins

 

Les taux sur les livrets d’épargne sont actuellement au plus bas. Compte tenu de l’inflation, vous perdez actuellement du pouvoir d’achat en laissant votre argent sur un livret d’épargne. Depuis 2014, nous demandons aux gens s’ils pensent que les taux vont augmenter, se maintenir ou baisser davantage. Nous leur demandons aussi si leur comportement d’épargne changera dans les mois à venir. Depuis, les taux côtoient depuis longtemps déjà leurs minimums absolus. Nous avons donc modifié la question. Nous avons voulu savoir si le Belge pense que les taux faibles actuels sur les livrets d’épargne vont encore perdurer longtemps.

 

 

Les sondés sont près de 50 % à penser que les taux actuels perdureront au moins pendant 2 à 3 ans. Près d’un quart des répondants attendent même des taux négatifs, bien que cela ne soit actuellement pas autorisé par la loi sur les livrets d’épargne réglementés. Ces gens s’attendent malgré tout à devoir un jour payer pour leur livret d’épargne. 11 % des sondés anticipent une hausse des taux. Et ils sont 17 % à ne pas savoir.

 

Matthieu De Coster : « Il importe de bien réfléchir à votre comportement d’épargne. Il existe, en effet, des alternatives au livret d’épargne classique. Nous nous efforçons de présenter des produits de qualité à chaque investisseur, selon ses besoins et son profil d’investissement. »

 

Le Belge, sa banque et la durabilité

 

 

À la question de savoir dans quelle mesure le Belge trouve la politique durable de sa banque importante, le baromètre de l’investissement nous livre les enseignements suivants.

 

64 % des Belges trouvent la durabilité importante. 34 % d’entre eux en tiennent d’ailleurs effectivement compte dans leurs décisions financières. 15 % des sondés indiquent ne pas attacher d’importance à la durabilité. Un point surprenant : de ces 15 %, 7 % tiennent malgré tout compte de la durabilité dans leurs décisions financières. 21 % affirment ne pas savoir.

 

À la question de savoir si les gens trouvent important que la banque propose des produits durables, nous notons une répartition similaire dans les réponses.

 

 

Plus de 6 Belges sur 10 trouvent important que la banque propose des produits durables. 35 % en tiennent compte dans leurs décisions financières. 28 % estiment que les produits durables ne sont pas importants. Mais près de la moitié des sondés qui estiment que les produits durables ne sont pas importants en tiennent tout de même compte dans leurs décisions financières. Les autres 22 % de Belges interrogés ne savent pas s’il importe qu’une banque propose des produits durables.

 

Matthieu De Coster : « Argenta mise fort sur la durabilité dans son offre de produits d’investissement. À cet égard, nous avons enrichi notre gamme en collaboration avec l’agence spécialisée en durabilité VigeoEiris. VigeoEiris soutient les entreprises qui souhaitent investir de manière socialement responsable et qui entendent participer à une gestion responsable sur le plan sociétal. Avec le concours de VigeoEiris, Argenta met sa vision durable en pratique. Nous proposons également les fonds qui arborent le label Ethibel. Ethibel est une organisation non gouvernementale belge qui entend encourager l’investissement socialement responsable. Les produits dotés du label Ethibel satisfont à certaines exigences particulières sur le plan de l’éthique et de la durabilité. Même si le parcours vers la durabilité totale est un processus sans fin, Argenta entend la stimuler par ces actions concrètes. Et miser ainsi encore plus sur les produits d’investissement durables. »

 

*1 Enquête menée par TNS, un bureau d’études de marché de renommée internationale, au moyen d’un sondage en ligne continu réalisé chaque trimestre auprès de 1.000 Belges de plus de 25 ans. Sondages menés depuis mai 2014. Les enquêtes pour ces résultats ont été effectuées entre le 1er octobre et le 31 décembre 2016.